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Falafel, Bonbons piments, Akaras et autres beignets de légumes secs

Category : recette épicée

Bon je vais faire mon coming-out : je ne suis pas très fan de viande. Je sais ça fait tache dans un blog prônant les mérites du barbecue…j’en cuisine (la preuve mes autres recettes) et je vis avec une fille de chasseur, et je ne bave pas devant de la viande grillée. Mais ça me permet de tourner ma curiosité culinaire vers d’autres produits que je trouve intéressants, voici donc un article sur les beignets de légumes secs :

Pendant des siècles, faciles à conserver, les légumes secs (lentilles, haricots et autres fèves), ont été avec les céréales les bases de l’alimentation.

Leur richesse en amidon et en protéines en font un aliment presque complet. Toutefois dans notre alimentation occidentale moderne, ils ont peu à peu été délaissés aux profit des céréales transformées et de la viande.

Mais les nouveaux modes de consommation (écologiques, curiosité pour les cuisines du monde, retour des légumes oubliés et végétarisme) remettent peu à peu à l’honneur ce type d’aliment.

Première en haut à gauche, dans le sens des aiguilles d'une montre : poix-chiches, fèves, pois du cap, haricots cornilles

Il existe des milliers de façon de les préparer : de la façon la plus simple (cuites à l’eau en accompagnement, en salade) jusqu’au plus compliquées en ragoût (les dals indiens, notre petit salé aux lentilles, le chili con carne). Il existe même des modes de préparations plus insolites (le Kochari égyptien qui associe lentilles, pâtes et riz, ou le haricot azuki japonais en préparation sucrée dont on fourre les pâtisseries).

Une des façon les plus savoureuse de les consommer est sous forme de beignets, on trouve ce type de plats dans le Monde entier : à Salvador de Bahia avec l’Acarajé offrande rituelle du culte vaudou local, en passant l’Akara d’Afrique de l’Ouest, les Bonbons piments des Antilles et les Falafels du Moyen-Orient.

Moins connus que les Falafels ou les Bonbons Piments (dont je posterais les recettes plus tard), voici la recette des Akaras :

Akara ou beignets de Niébé :

Les Niébés sont de  petits haricots blancs avec une lunule noire, Niébé , « Haricots Cornilles » ou « Black-eyed peas ». Ils sont couramment utilisés en Afrique de l’Ouest pour préparer de délicieux beignets.

Ingrédients pour une trentaine d’okaras :

150 g d’haricots cornilles
2 oignons nouveaux hachés
2 gousses d’ail
4 cm de racine de gingembre émincée
Sauce Marie Sharp fiery hot Habanero sauce (quelques gouttes)
3 cuillère à soupe de coriandre fraiche hachée
25 g de farine de poix chiche (ou besan)
Sel, Poivre

Laissez tremper entre 12 et 20 heures les haricots dans de l’eau froide
Mixez tous les ingrédients sauf la farine, de façon à obtenir une texture homogène
Ajoutez au besoin une ou deux cuillerées à soupe d’eau si le mixage se fait difficilement
Salez, Poivrez, ajoutez le Besan. Mixez à nouveau
Laisser reposer cette pâte une vingtaine de minutes
Formez des boulettes ovales (personnellement je fais des quenelles entre deux cuillères à dessert)
Faites les frire de chaque côté 2 ou 3 minutes jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées dans un bain d’huile (tournesol ou arachide) à 180 °C.
Egouttez sur papier absorbant. Servir chaud.

Je ne connais pas les accompagnement traditionnels de ces beignets, mais je trouve qu’ils s’associent très bien avec des sauces piquantes, ou des sauces à base de yahourt. Je parlerais plus longuement de ces sauces dans un prochain article sur les falafels.

Bon appétit.

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Un accompagnement médiéval : la porée blanche.

Category : recette épicée

Il y a quelques semaines, j’ai suivi un cours de cuisine à base d’herbes :

Un  après-midi bien rempli à cuisiner un velouté d’ortie, une tarte aux blettes sauvages, un flan aux herbes, du fromage frais à la pimprenelle et des beignets de fleurs (glycines et sureau). C’est le genre de petit moment paradisiaque pour le gourmand un peu curieux que je suis.

J’ai aussi découvert à cette occasion une recette médiévale qui accompagne à merveille les viandes piquantes : la porée blanche. Quelques éléments d’explication sur la cuisine médiévale s’imposent :

Au Moyen-âge, dans un souci « diététique » les plats de viande, fortement gras et épicés, sont souvent accompagnés de porée. Il s’agit un plat plus ou moins épais (de la soupe à la purée) à base de légumes à feuilles ou d’herbes hachées. Ces herbes sont généralement cuites dans de la graisse, liées avec du pain et assaisonnées d’épices. Toutefois sa composition varie suivant les milieux sociaux, les occasions et les plats qu’elle accompagne.

Une des plus courantes est la porée blanche (les mots porée et poireau ont la même étymologie). L’association de poireaux et d’amande qui compose la porée blanche est surprenante de douceur et adoucie à merveille une viande un peu piquante.

Oyez, Oyez braves gens, voici la recette de la Porée blanche :

Ingrédients :

1kg de blanc de poireaux

150 g d’amandes décortiquées et non mondées

1 petite gousse d’ail

1 cuillère à café rase de cannelle

Crème fraiche

Huile d’Olive, Beurre

Sel, Poivre

Mettre les amandes à tremper quelques minutes dans l’eau bien chaude
Oter la peau brune des amandes, une fois celle-ci ramollie
Mettre à tremper une nuit les amandes pelées dans de l’eau
Faire revenir le poireau, et l’ail finement émincés dans du beurre et de l’huile d’olive
Couvrir d’eau à hauteur, et laisser mijoter à feu doux jusqu’à ce que les poireaux soient bien cuits
Ajouter les amandes mixées, leur eau, et la cannelle, laisser mijoter encore 5 minutes
Lier avec deux cuillères à soupe de crème fraiche épaisse
Saler, Poivrer et Servir

PS/ Oui je sais c’est loin d’être le plat le plus appétissant qui existe, mais c’est bon, je vous assure.

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L’amie du Barbecue : la papillote de Pomme de terre

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Category : Billet d'humeur, recette épicée

Malgré le temps bien pourri ces derniers jours (je veux du soleil, je veux du soleil…air bien connu).

Il est temps de se préparer aux beaux jours et de faire le plein de recettes exaltant les vertus sociales (si si) de la braise bien chaude et du barbecue sur la terrasse.

J’ai décidé d’apporter ma pierre à l’édifice (lire l’excellent article de Nicolas sur le barbecue). Alors en guise d’incantation pour le retour des beaux-jours : voici une recette d’un des accompagnements phares du barbecue : la papillote de pomme de terre !

Ingrédients pour deux papillotes :

500 g de petites pommes de terre nouvelles à peau fine (type rattes, œil de  perdrix….)

200 g de poitrine fumé

2 c. à soupe d’huile d’olive

2 c. à soupe d’eau

1 c. à soupe de sauce Marie Sharp Fiery Hot Habanero Pepper Sauce

1 petit bouquet de  persil

Crème fraiche épaisse, sel, poivre

Mélangez dans un saladier l’eau, l’huile d’olive et la sauce piquante

Ajoutez les pommes de terre lavées et séchées, la poitrine fumée taillée en dés, ainsi que le persil haché

Salez, poivrez et mélangez

Disposez dans deux papillotes de papier aluminium fermées hermétiquement

Mettez à cuire environ 25 minutes dans un four préchauffé à th 7 (210 °C) (ou bien entendu sous des braises bien chaudes)

Les pommes de terre sont cuites quand une fourchette les pénètre sans résistance

Servir chaud avec un peu de crème fraiche

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Piment et littérature : le Haïku

Category : non classé

Voici le premier article de ce qui sera peut-être une série :

Le haïku est un type de court poème codifié au XVII ème siècle au Japon.

Il se compose de 17 mores (découpage sonore plus ou moins équivalent à des syllabes) en trois segments respectivement de 5, 7 et 5 mores.

Traditionnellement le haïku a pour sujet d’évoquer l’éphémère, et fait généralement référence à une notion de saison. Même si thématiquement les haïkus sont plutôt évocateurs d’un certain état contemplatif, ils font fréquemment appel à l’humour et à la dérision.

L’adaptation des haïkus en français est assez délicate. Les mores ne sont pas tout à fait équivalents aux syllabes et les pronoms et les articles sont rares en japonais. La forme d’un tercet 5/7/5 syllabes est généralement adoptée, mais parfois par souci de respect de l’idée poétique, des formes plus libres sont utilisées.

Mais quel rapport avec les piments, me direz-vous? Et bien le Piment est le sujet, de certains des haïkus les plus connus des maitres du genre :

Si beau
après la bourrasque –
le piment rouge!

Yosa Buson

Quand donc le piment a-t-il rougi ?

Kyorai

Ou bien cette anecdote qui illustre les deux conceptions (humoristique et rêveuse) du haïku

« Le poête Kikaku proposa, un jour à son maître Bashô (considéré comme le père de cette forme poétique), ce haïku :

Une libellule
Otez-lui les ailes
un piment.

Bashô, maître dans la plus pure tradition Bouddhiste, s’emporta tant ce trait d’humour lui semblait opposé au principe de respect de tous les êtres vivants et le corrigea :

Un piment :
Mettez-lui des ailes
une libellule. »


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Porc au caramel caliente

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Category : recette épicée

Pour ma première recette publiée ici j’ai choisi un classique de la cuisine asiatique, le Porc au Caramel, revisité à la sauce caliente. J’espère que ce premier essai vous plaira.

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Ingrédients pour 4 :

500 g de sauté de Porc coupé en cubes de 3 cm de côté

1 gros oignon émincé

4 c. à soupe de sucre

4 c. à soupe d’huile de sésame

4 c. à soupe de sauce Nuoc Mam

1 c. à soupe et demi de sauce Blair’s Jalapeno Death

5 c à s d’eau

Saupoudrer le fond d’une poêle de 3 c. à  soupe de sucre.

Faire caraméliser légèrement à feu doux (ne pas remuer).

Faire revenir 5 minutes les morceaux de porc dans le caramel bien blond.

Ajouter les oignons et l’huile de sésame.

Laisser cuire à feu doux en remuant jusqu’à ce que les oignons soient fondants.

Ajouter l’eau, la sauce Nuoc Mam, 1 c. à soupe de sucre, la sauce Jalapeno et mélanger.

Laisser cuire une dizaine de minutes à feu doux (la sauce ne doit pas totalement réduire).

Servir avec un riz blanc et une poêlée de légumes au Wok.

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Les bons plans de Lifeinblue à Paris : Bubble Tea

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Category : Billet d'humeur

Pour finir mon petit panorama des bons plans dénichés au cours de mon séjour parisien, j’aurais pu vous parler de l’excellente expo. de Takeshi Kitano à la fondation Cartier, de l’exposition sur les céramiques de l’ère Edo au musée Cernushi ou des épiceries japonaises de la rue Sainte-Anne (je vous assure je parle bien de Paris pas de Tokyo).

Mais, ma gourmandise me perdra, je vais plutôt vous parler de ma DECOUVERTE du séjour : Le Bubble Tea. Mais quoikesce ?

Le Bubble tea aussi appelé Zhenzu naicha, Boba ou thé aux perles est une boisson crée dans les années 80 servie chaude ou froide et qui nous vient de Taïwan.

Il s’agit généralement d’un mélange soit de thé, de thé au lait aromatisé ou de jus de fruit avec de grosses perles de tapioca noires fondantes à l’extérieur et plus élastiques au milieu.

On boit le tout avec une grosse paille afin de pouvoir à la fois déguster le thé et pouvoir aspirer les perles.

Kikoumaru Caf+®  - Genuine

Autant dire que le Bubble Tea est un en-cas plutôt consistant, mais c’est à la fois délicieux, ludique et créatif sachant que la déclinaison de parfums est assez conséquente.

Cette boisson déjà populaire en Asie, et en Amérique du Nord se développe de plus en plus en France.

Sur Paris une dizaine de salon de thés proposent le Bubble Tea sur place ou à emporter en plusieurs tailles de 25 cl à 50 cl et pour des prix allant de 3,5 euros à 6 euros. Ca peut paraître cher mais pour une boisson aussi gourmande et dans une ville où on trouve un bête coca à plus de 4 euros dans les bars, c’est plus qu’abordable.

Voici un petit panorama des boutiques à Bubble Tea que j’ai découvert sur Paris.

Bubble Tea 15 rue de Belleville, 19ème :

Etant tombé sur Bubble Tea par hasard, je n’ai pu résister à l’envie de prendre un Bubble Tea chaud à la Mangue. C’est le premier que j’ai gouté et qui a bien failli sonner le glas de mon engouement pour les Bubble Tea. Un thé chaud servi trop sucré, avec une saveur chimique et des perles très élastiques. J’étais extrêmement déçu pourtant ce salon de thé reçoit des bonnes appréciations sur la toile…un mauvais choix de parfum  surement.

ZenZoo 13 rue Chabanais, 2ème :

Ce charmant salon de thé Taïwanais est l’adresse historique pour commander des Bubble Tea, que l’on nomme chez eux « Zenzoo », même si le succès du lieu occasionne un temps d’attente conséquent. Mais on a pas été déçu par les parfums testés de Zenzoo au lait: Noix de coco, Sésame noir et Sucre Roux. Le thé au lait n’est pas trop sucré, les parfums sont bien identifiables sans être écœurants, les perles sont plus tendres que chez Bubble Tea. Une adresse à recommander.

Kikoumaru café 43-45 rue de la Roquette, 11ème :

Une bonne adresse déjà évoquée dans l’article précédent, pour leurs spécialités japonisantes et leur accueil sympathique. Ils proposent aussi des Bubble Tea, à base de thé, de café, mais aussi, et exclusivement chez eux, de calpico une boisson japonaise légèrement lactée et acidulée. Nous avons été ravis par leurs Bubble Tea Genki Azuki (haricots rouges) et Massala Chaï Late (aux épices Indiennes), leurs perles en moins grande quantité que dans les autres salons de thé sont plus tendres, les parfums sont gourmands et il est possible de demander à ce que la boisson soit plus ou moins sucrée.

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Copyright : Je remercie l’équipe du Kikoumaru café de m’avoir fourni les photos illustrant cet article.

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Les bons plans gastronomiques de Lifeinblue à Paris

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Category : Billet d'humeur

Nicolas ayant gentiment proposé de me laisser publier des billets ici, je vous en propose un sur quelques bons plans Parisiens :

La semaine dernière avec ma chérie nous avons passé la semaine à Paris, en dehors des activités culturelles, ce séjour s’est transformé en véritable food-trip nous avons découvert de nombreuses spécialités pas locales du tout mais au combien savoureuses….enfin plus ou moins : nous avons été victimes Mardi d’un vol de portefeuille dans le metro (je crois qu’on peut plutôt appeler ça une spécialité locale).

Nous avons été épaulé par Létitia du blog Piment Oiseau qui nous a rejoint pendant 2 jours avec laquelle nous avons découverts ou partagés de très bonnes adresses. Alors voilà tout d’abord un petit panorama de restaurants, gargotes ou autres snacks qui valent le coup (sélectionnés parmi la douzaine testé au cours de la semaine).

Ace Gourmet Bento, 18, rue Thérèse (1er) :

Dans le quartier Opéra se trouve un petit snack coréen bien sympathique.

Pour 8 euros, il est possible d’y déguster un plateau comprenant un plat au choix (j’ai opté pour les calamars sauce piquante), un gobelet de soupe miso, du riz, un dessert et cinq accompagnements traditionnels coréens (banchan) à choisir parmi un assortiment comprenant diverses salades (concombre, algues), condiments (prunes fermentés, prunes piquantes, Kimchi le chou fermenté piquant coréen), ou autres (poissons frits, petits poissons piquants….). Le tout était rassasiant et gouteux.

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Baan Boran, 103 rue Saint-Honoré (1er) :

Pour les curieux de la cuisine Thaïlandaise, le restaurant Baan Boran spécialisé dans la cuisine du nord de Bangkok, dispose d’une adresse secrète au 103 rue saint-honoré.

Il s’agit d’une vente à emporter qui dispose de quelques places sur un comptoir (une dizaine). Si vous ne voulez pas être quiché (oui je viens du Sud) dans un aussi petit espace, vous pouvez aller déguster vos plats au square des Halles tout proche ou même au jardin des Tuileries à quelques encablures de là.

Baan Boran propose 3 menus à environ 10 euros, le plus cher propose en entrée 2 nems (poulet ou légumes), un plat au choix, du riz blanc ou gluant et au choix une boisson ou un dessert (salade de fruit frais ou flan à la noix de coco).

Si le Nems ne sont pas mémorables, les plats typiques de viande, de poissons ou de fruits de mer vous feront découvrir tout un éventail de saveurs dépaysantes comme la saveur puissante et citronnée du combava (petit agrume dont on utilise les feuilles et le zeste), la fraîcheur de la citronnelle et du gingembre, la douceur et l’onctuosité du lait de coco ou de la noix de cajou et la chaleur des piments le tout parfaitement bien associé.

Kikoumaru café, 43-45 rue de la Roquette (11ème) :

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Dans la quartier Bastille se trouve un petit Oasis japonisant : le Kikoumaru café cette minuscule épicerie/snack/salon de thé ne paie pas de mine, mais la variété de produits à déguster, la saveur, les petits prix et la gentillesse des deux jeunes gens s’occupant de cet endroit emportent tous les suffrages.

Il est possible d’opter pour un menu (de 5,5 euros à 7,5 euros environ) comprenant un plat, une boisson et un dessert.

Le plat est à choisir parmi un sandwich (oui j’ai bien dit japonisant pas japonais, je vois qu’il y en a qui suivent) bœuf citronnelle ou de porc croustillant par exemple. Il est aussi possible de choisir parmi divers onigiris : collation traditionnellement japonaise consistant en une boule de riz, elle est traditionnellement fourré de prunes salées ou de thon séché mais au Kikoumaru on le trouve agrémenté de saumon délicieusement assaisonné ou de poulet sauce teriyaki. Parmi les dessert on trouve notamment de délicieux muffins comme gingembre/fraise ou chocolat blanc/thé vert matcha.

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Vitrine (les triangles de riz à droite sont des onigiris)

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Le Kikoumaru propose aussi des brioches vapeurs (que je n’ai malheureusement pas eu le loisir de gouter) salées ou sucrés, diverses pâtisseries japonaises, le Bubble Tea qui fera ultérieurement l’objet d’un article etc….

L’As du Falafel, 34 rue des Rosiers (4ème) :

La mode étant au végétarisme, beaucoup d’entre vous ont du entendre parler du falafel cette boulette frite de pois chiches et parfois de fèves, délicieusement relevées d’oignons et de cumin et servies dans du pain de type pita.

Cet en-cas d’origine Egyptienne a été adopté dans tous le Moyen-orient, en particulier en Israël. Sur Paris on trouve d’excellentes adresses permettant de goûter la version israelienne  de ce plat. L’as du falafel est pour moi la meilleure.

En plein cœur d’un des quartiers juifs historiques (le Marais), l’As propose ses falafels dans un pain pita, agrémenté d’aubergines frites, de choux rouge et blanc émincé, de tomate en cubes, le tout arrosé de sauce tahiné (à base de sésame blanc), le tout est assez bourratif mais simple et savoureux.

Attention comme tout commerce typiquement juif, l’As du falafel est fermé durant le shabbat (vendredi soir au samedi soir), et étant victime de sa popularité un temps d’attente est parfois à prévoir.

Schwart’z Deli, 4 Rue des Ecouffes, (4ème) :

Situé dans le Marais, Schwart’z est un delicatessen typique, un peu comme le Kat’z popularisé dans le film « Quand Harry rencontre Sally ».

Il s’agit du croisement entre une épicerie juive ashkénaze et un restaurant (banquettes en cuir rouge, mur en briques etc…). Il est possible d’y acheter diverses charcuteries typiques comme le pastrami (viande de bœuf en salaison), du cream-cheese Philadelphia etc…mais aussi d’y manger sur place des assiettes de charcuterie casher et des sandwiches ou hamburgers énormes (mais aussi beaucoup plus cher que chez Mc Do, 14 euros en moyenne).

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Une petite anecdote : j’y ai invité des amis Jeudi soir mais c’était la semaine de la Pâques juive (Pessakh). Au cours de cette semaine en mémoire de l’exode (les hébreux s’étant enfuis d’Egypte sans laisser le temps au pain de lever), tout aliment pouvant contenir de la levure est interdit. Au moment de commander nos hamburgers, on nous a indiqué que dans ce cas le pain du hamburger serait remplacé par une galette de pomme de terre et qu’il n’y aurait pas de cheese-cake pour le dessert (pourtant censé être le meilleur de Paris). Mais la gentillesse et l’humour de la serveuse, la petite minute culturelle et la taille imposante et  la qualité des hamburgers (accompagnés d’énormes cornichons aigre-doux) nous ont définitivement ravis.

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Piment et ulcère

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Category : santé & piment

L’article qui suit n’est pas de moi, mais un lecteur fidèle a émis le souhait de poster sur le blog piquant et comme ces pages sont ouverts à tous les amoureux du piment et des sauces piquantes, je poste pour lui son premier article. Il sera identifiable comme « lifeinblue » dans la signature des articles. je lui souhaite bienvenue, bien sûr jey reste un chroniqueur du blog piquant, d’ailleurs bravo jey, hier l’article  Léz’Arts Scéniques était une des pages les plus visitées, encore une fois la promotion régionale est à l’honneur…

Donc place à l’article de Lifeinblue…

En matière de gastronomie les idées reçues ont la vie dure, on en connaît  tous quelques unes : « Une femme qui a ses règles rate la mayonnaise », « les épinards sont la meilleure source de fer » etc.…Et les piments sont accusés de provoquer des ulcères.

Rassurez-vous chers amateurs de chaleur gustative, c’est entièrement faux, voici un résumé qui fait le point sur ce sujet :

Une bactérie Helicobacter Pylori est la cause de plus de 90% des ulcères duodénaux (partie inférieure de l’estomac) et 70 % des ulcères gastriques, par conséquent un simple traitement aux antibiotiques permet de guérir la plupart des ulcères.

Warren et Marshall ont publiées dès 1983 des études ayant aboutie à cette conclusion ce qui leur a valu le prix Nobel de médecine en 2005.

http://nobelprize.org/nobel_prizes/medicine/laureates/2005/press.html

Le reste des cas est plus ou moins une conjonction de plusieurs facteurs, comme la prise de certains médicaments (Aspirine, anti-inflammatoires non-stéroïdiens tels ibuprofène ou les traitements contre l’arthrite …), l’hygiène de vie (l’alcool irrite la muqueuse intestinale et la cigarette favorise la production d’acide dans l’estomac) ainsi que le stress.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20180646

Aucune étude n’incrimine le piment comme cause directe des ulcères.

Des études ultérieures montrent en outre que le piment n’est dans la plupart des cas pas un facteur significativement aggravant des ulcères.

Ce qui est confirmé par l’étude suivante : deux groupes de patients atteints d’ulcères, le premier consommant du piment, le second non, ont la même évolution des symptômes et le même délai de guérison.

http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=9632286

La capsaïcine (molécule responsable du piquant des piments) aurait même un effet protecteur sur l’estomac. Dans l’étude suivante la capsaïcine à faible dose préserve l’estomac des attaques de l’alcool et de certains anti-inflammatoires (indométhacine).

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16127749?dopt=Citation

Evidemment même si les piments ne provoquent, ni n’aggravent les ulcères, au même titre que frotter une plaie avec du sel est assez désagréable, la consommation de piment en cas d’ulcères peut causer des douleurs supplémentaires. Il est donc préférable de se passer de ce plaisir pendant la guérison.

PS: Pour d’autres info sur les effets des piments sur la santé.

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